Les données ont beaucoup de valeur pour les entreprises ou collectivités. Les données géographiques d’autant plus, puisque l’on parle de données libres ou privées qui contiennent une composante géographique permettant leur localisation. Les utilisateurs de tous profils (collectivités, particuliers, grandes entreprises, professionnels de tous métiers) peuvent ainsi avoir une vision claire de leur territoire ou patrimoine en vue de le gérer ou d’en extraire des indicateurs pour leur aide à la décision. 

Le partage de ces données géographiques est aussi un enjeu, par une diffusion auprès des utilisateurs finaux, l’accès et leur gestion sont faciles grâce aux systèmes d’information (notre article complet sur les SIG est à retrouver ici).


Que sont les données géographiques?

Les données géographiques sont des données recueillies, rassemblées et structurées dans le but de représenter des points, des lignes ou des surfaces (appelés polygones). 

Elles représentent différents niveaux d’un territoire (une parcelle, une commune, une région, un pays…). Elles sont issues de l’Open Data (libres) ou privées c’est à dire propre à une entreprise ou la collectivité qui l’exploite. 

Par exemple, de nombreuses collectivités ont en données géographiques leurs voies, leurs réseaux d’électricité ou d’eau, ou les demandes de permis de construire, d’aménager, de démolir ou autres. Ces données contiennent une information géographique qui leur permet de localiser sur la carte : les voies de la commune, les câbles électriques, les réseaux humides, la parcelle qui a fait l’objet d’une demande de permis, etc.


L’open data, une source riche de données géographiques

L’open data est le fait de rendre disponible à tous des données. Les utilisateurs peuvent ainsi de consulter, interpréter et redistribuer ces données géographiques. Les producteurs de données géographiques, en publiant leurs données, participent à la création d’un environnement collaboratif.

La mise à disposition gratuite des données géographiques augmente leur réutilisation et permet aux utilisateurs de tout horizon, de créer ou d’enrichir leurs applications à partir des données.


Les APIs pour le requêtage de ces données ouvertes

Les données géographiques sont souvent disponibles sous la forme de grosses base de données. Les API, application programming interface ou « interface de programmation d’application », facilitent l’exploitation de ces données par des applications web. Cela signifie que les données sont questionnées directement depuis des applications web. Sans être expert de la donnée, les utilisateurs accèdent à des données propres et déjà structurées, avec des informations répondant à des questions prédéfinies, leur permettant de simplement demander par exemple :

  • La consultation du plan cadastral à jour
  • La consultation du règlement du PLU d’une commune
  • L’affichage du zonage du RPG et politique agricole commune
  • Retrouver la référence d’une ancienne parcelle
  • Identifier la personne morale propriétaire d’une parcelle
  • Quelle est l’unité foncière d’un propriétaire 
  • Quel est le nom du propriétaire (Données MAJIC)
  • Quels sont les logements vacants dans une ville
  • etc.

Les différents formats de données géographiques : vecteur et raster 

Les données géographiques sont classifiées en 2 groupes principaux : vectorielles et rasters.

  • Les données géographiques vectorielles sont des ensembles de points, lignes ou polygones, reliés entre eux. La localisation des points est précise. Chaque entité géographique est décrite par plus d’un attribut. Ces attributs peuvent être le nom, une couleur, un niveau de qualité pour l’information, un code postal, etc. Les données vectorielles sont généralement stockées dans des formats standards tels que le CSV ou le Shapefile.
  • Les données géographiques raster sont des ensembles de points, de lignes ou de polygones, reliés entre eux. La localisation des points est approximative. Chaque entité géographique est décrite par plus d’un attribut. Ces attributs peuvent être un nom, une couleur, un niveau de qualité pour l’information, un code postal, etc. Les données raster sont généralement stockées dans des formats standards tels que le GeoTiff.

Collecte et traitement des données (QGIS, map et geoserver)

Nous collectons les données géographiques dans des formats spécifiques, comme les fichiers vectoriels ou les fichiers rasters. Les données sont traitées puis utilisées et diffusées avec les logiciels comme QGIS, logiciel gratuit qui permet de géoréférencer des données.
Ces serveurs sont la référence pour gérer des données géographiques et les convertir dans les standards. Plusieurs serveurs cartographiques existent et se distinguent puisqu’il y a d’un côté les solutions payantes comme ArcgisServer et de l’autre des solutions open source comme Mapserver, QGISServer et Geoserver. Pour en savoir plus sur ces 3 solutions, rendez-vous sur cet article comparatif.